Le communautaire à boutte : une mobilisation nationale pour des engagements financiers durables


Du 23 mars au 2 avril, des milliers de travailleuses et travailleurs du milieu communautaire seront en grève partout au Québec pour dénoncer le sous-financement chronique du milieu et exiger des investissements structurants de la part du gouvernement du Québec. À partir d’aujourd’hui, partout au Québec, plus de 1 600 organismes communautaires autonomes seront en action pour faire entendre leurs revendications, dont 57 groupes en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine.

Mobilisés autour du mouvement Le communautaire à boutte, les travailleuses et travailleurs réclament une indexation et un rehaussement significatif récurrent du financement à la mission inscrits de façon durable dans les budgets gouvernementaux.

À l’automne dernier, une centaine d’organismes de la Mauricie et d’ailleurs ont participé à une première semaine de grève, marquant un tournant pour le milieu communautaire. Cette mobilisation locale est rapidement devenue un mouvement de solidarité d’ampleur provinciale sans précédent et confirme que les enjeux soulevés dépassent largement une seule région : il s’agit d’un constat partagé à l’échelle nationale.

« Ce que nous vivons n’est pas isolé. On constate tous les jours que les groupes communautaires partagent la même réalité. Oui, c'est difficile de fermer des services indispensables et précieux pendant deux semaines pour se faire entendre. Mais si rien ne change, des fermetures définitives vont se multiplier. Il est là le vrai risque. », affirme Caroline Chartier, co-porte-parole du mouvement.

Des revendications structurantes pour l’avenir du Québec
Partout au Québec, les organismes communautaires jouent un rôle essentiel dans le maintien du filet social et répondent à des besoins croissants dans un contexte de précarité grandissante. Or, sans financement stable et adéquat, leur capacité d’agir est compromise. À travers le mouvement Le communautaire à boutte, les organismes du Québec revendiquent :

● Des conditions de travail décentes pour les travailleuses et travailleurs du communautaire;
● Un financement suffisant à la mission;
● Une reconnaissance pleine et entière des organismes;
● La protection de l’autonomie et la fin du financement précaire;
● Un engagement clair à investir dans le modèle communautaire comme pilier stratégique.

« Nous demandons au gouvernement du Québec de prendre des engagements financiers clairs et durables. Nous invitons également tous les partis politiques à prendre position publiquement et à préciser leurs engagements envers le milieu communautaire. », soutient Sophie Tétrault-Martel, co-porte-parole.

Une mobilisation qui s’étend partout au Québec
Des groupes communautaires se mobilisent actuellement dans l’ensemble des régions du Québec en prévision de ces deux semaines de grève et différentes actions seront annoncées dans les prochaines semaines.

La mobilisation culminera le 2 avril à Québec, devant l’Assemblée nationale, où des milliers de travailleuses et travailleurs se rassembleront pour interpeller directement les décideurs.

« Ça fait des semaines que nous constatons que la classe politique manque clairement de considération envers le travail des groupes communautaires. Combien de groupes devons-nous encore mobiliser ? Doit-on toujours prendre la rue au Québec pour être pris au sérieux et entamer des discussions officielles avec les représentants du gouvernement ? », souligne Mathieu Gélinas, co-porte-parole du mouvement.

Le message est clair : le mouvement s’organise, s’élargit et entend obtenir des engagements concrets.

 

 


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